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Le Tract

Réflexions libres d’un citoyen français : Éthique, philosophie et politique

2027 : Préparez-vous à vivre l’agonie finale du système

Par Abel PERROT, le

Vidéo publiée le 5 septembre 2026 par Praxis, le média d’action citoyenne fondé par François Boulo.

L’essentiel

  • Pour Praxis, la présidentielle de 2027 sera celle où le « bloc central » (gauche et droite de gouvernement réunies) risque pour la première fois d’être chassé du pouvoir.
  • Le macronisme est présenté comme l’aboutissement de quarante ans de néolibéralisme, avec un bilan jugé négatif : industrie, déficit, dette, chômage.
  • Pour se maintenir, le pouvoir s’en prendrait aux libertés : contrôle de l’information, répression, présomption de légitime défense pour la police.
  • Faute de majorité possible dans une France divisée en trois blocs, le pays risque d’être ingouvernable dès l’été 2027 ; Praxis propose de construire des consensus citoyens en dehors des élections.

Derrière le spectacle, un enjeu de pouvoir

La vidéo s’ouvre sur les petites phrases du début de campagne : démentis de Gabriel Attal, candidatures sans grande audience. Ce théâtre ne serait que la surface d’une lutte bien plus sérieuse. Pour la première fois sous la Ve République, les partis historiques de gouvernement, regroupés dans le bloc central, pourraient perdre le pouvoir. Après avoir gouverné « sans écouter le peuple », ils n’accepteront pas de bonne grâce de perdre leurs postes et d’assumer leur bilan, d’autant que l’alternance droite-gauche leur a longtemps permis de se couvrir mutuellement.

Le bilan : la fin d’une idéologie

En 2017, Emmanuel Macron promettait la « start-up nation » et un renouveau. Neuf ans plus tard, la vidéo juge le constat « implacable » : comptes publics dans le rouge, institutions bloquées, crédibilité internationale entamée. Plus qu’une usure du pouvoir, ce serait la fin d’une idéologie suivie depuis 1983 : politique de l’offre, austérité, privatisations, recul de l’âge de la retraite, réformes du code du travail et de l’assurance chômage.

Les chiffres avancés : une industrie sinistrée, une balance commerciale déficitaire, une croissance à l’arrêt, un chômage remonté à 8,2 % au deuxième trimestre 2026, loin du plein-emploi promis. Le déficit dépasse 5 % du PIB depuis 2024, la France emprunte à plus de 4 % sur dix ans, au-dessus de la Grèce, et la charge de la dette pourrait atteindre 124 milliards d’euros en 2030. Les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises n’auraient pas créé les emplois promis, mais les profits du CAC 40 ont explosé.

L’échec serait européen : l’Allemagne, dépendante du gaz russe, a connu deux ans de récession, et l’Europe décroche face aux États-Unis et à la Chine. La vidéo dénonce pourtant la poursuite de la même stratégie, jusqu’à l’idée de partager la dissuasion nucléaire française avec l’Allemagne. Ses leçons : la politique de l’offre et l’austérité ne marchent pas, l’Union européenne affaiblit la France, et les États-Unis sont des « prédateurs », pas des alliés.

Un pouvoir qui se crispe sur les libertés

Aux législatives de 2024, les électeurs ont placé le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national en tête ; le bloc central ne pèse plus qu’un tiers des voix. Pour se maintenir, il se présente en rempart contre les « extrêmes ». La vidéo relève jusqu’à l’éloge, par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, d’un responsable chinois raillant le « luxe de l’alternance ».

Surtout, le pouvoir chercherait à reprendre le contrôle de l’information. Les grands médias, concentrés entre les mains de milliardaires, perdent leur monopole face aux médias indépendants en ligne. Un rapport sénatorial de l’été propose de légiférer contre les « ingérences intérieures », c’est-à-dire des acteurs français accusés de manipuler l’information. Praxis y voit un retour du délit d’opinion, alors qu’une loi contre les fausses nouvelles existe déjà depuis 2018.

Ce durcissement s’inscrit dans une série : répression des mouvements sociaux, projet de loi « sécurité globale » de 2020 interdisant de filmer les policiers (censuré par le Conseil constitutionnel), et désormais la présomption de légitime défense pour la police. Une pétition contre ce texte a réuni 720 000 signatures en quelques jours avant d’être classée sans débat par la commission des lois.

Vers une France ingouvernable

Les candidats du bloc central, Édouard Philippe et Gabriel Attal en tête, refusent d’endosser le bilan des années où ils étaient Premiers ministres. Avec le soutien des grands médias, des milieux d’affaires et d’un électorat âgé, et un seuil de qualification bas au second tour, l’un d’eux peut encore l’emporter.

Mais, selon la vidéo, il ne pourra pas gouverner. Jusqu’en 2017, le camp battu se démobilisait aux législatives et laissait une majorité au président élu. La société est désormais divisée en trois blocs opposés ; dans une Ve République construite sur le fait majoritaire, un président sans majorité est paralysé. Emmanuel Macron a pu s’en accommoder depuis 2024 grâce à des accords de non-censure et parce que son programme était déjà appliqué ; un nouveau président ne le pourrait pas. Le même blocage menacerait Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen.

Sauf événement majeur, comme la crise financière d’ampleur que l’économiste Frédéric Lordon anticipe avec l’éclatement d’une bulle numérique, le scénario le plus probable est une France ingouvernable à l’été 2027. La crise institutionnelle ouverte en 2024 apparaîtrait alors comme une crise de régime, au moment où le pays doit rassurer les marchés financiers.

La réponse de Praxis

Plutôt qu’attendre un « homme providentiel », Praxis veut ouvrir un espace politique à côté des élections, en construisant l’union sur les consensus qui existent déjà dans la société. Sa plateforme de vote a déjà organisé plusieurs référendums, avec plus de 95 % de « oui » à chaque fois : référendum révocatoire du président, aides publiques aux entreprises sous conditions, interdiction du pantouflage, renationalisation des autoroutes, impôt fondé sur la citoyenneté.

À partir d’octobre, Praxis défendra dix mesures « essentielles, urgentes et consensuelles » et interpellera chaque candidat pour qu’elles soient votées quel que soit le vainqueur. Ces mesures s’attaquant aux rentes et aux privilèges, elles exigeront un rapport de force mené depuis la base, d’où la création de groupes d’action locaux : « la seule force du peuple, c’est le nombre uni ».

Ce résumé rend compte de la thèse défendue par la vidéo ; il ne vaut pas approbation. Praxis assume une ligne engagée : son propos est à confronter à d’autres sources.

Source : 2027 : Préparez-vous à vivre l’agonie finale du système, praxismedia.fr, consulté le 20 octobre 2026, également publiée sur YouTube.

Sources