S’allier avec Branco et Asselineau ? La réponse de Praxis
Vidéo publiée le 20 juin 2026 par Praxis, le média d’action citoyenne fondé par François Boulo.
L’essentiel
- Praxis reconnaît des points communs avec Juan Branco et François Asselineau, tous deux candidats à la présidentielle de 2027, mais refuse toute alliance.
- Son constat : un candidat sans grand parti ni grands médias n’a quasiment aucune chance, et même un président élu risque de ne pas trouver de majorité.
- Praxis se veut « a-partisan » : il ne présente ni ne soutient aucun candidat, pour rassembler au-delà des clivages autour de mesures consensuelles.
- Sa méthode pour 2027 : dégager dix mesures par vote citoyen, puis interroger publiquement chaque candidat sur ces mesures.
Une question légitime
Depuis son lancement, Praxis est souvent sommé de s’allier à Juan Branco ou à François Asselineau. La vidéo reconnaît des convergences : critique du mépris des élites, du non-respect des principes démocratiques et de politiques économiques jugées injustes. Elle salue le travail de François Asselineau sur les impasses de l’Union européenne et celui de Juan Branco, notamment dans Crépuscule, sur la corruption des classes dirigeantes. L’idée d’une alliance se comprend : l’union fait la force.
Le constat : l’élection présidentielle est verrouillée
Le raisonnement part d’un principe : regarder la réalité en face. Tous les présidents élus étaient des personnalités très connues, soutenues par un grand parti. La seule exception, Emmanuel Macron en 2017, disposait de puissants réseaux d’énarque et d’ancien banquier d’affaires et d’un soutien médiatique exceptionnel (183 couvertures de magazines, avec ou sans son épouse).
L’exemple de François Asselineau en 2017 est cité comme preuve : très suivi en ligne, porté par des militants très déterminés, il a obtenu moins de 1 % des voix. Sa candidature n’a pas été inutile, puisqu’elle a porté des idées absentes du débat, mais la popularité sur Internet ne suffit pas. La plupart des électeurs suivent la politique de loin, se décident au dernier moment et, par le vote utile, choisissent l’un des candidats mis en avant par les grands médias. Praxis juge ce système « profondément antidémocratique », mais réel.
S’y ajoute le blocage institutionnel : avec la division du pays en trois blocs stables (Rassemblement national, gauche mélenchoniste, centre), aucun président élu en 2027 ne sera assuré d’avoir une majorité. Pour Praxis, la compétition électorale, qui oblige chacun à choisir un camp et un programme en bloc, est l’une des causes de l’impasse, pas sa solution.
La réponse : une infrastructure a-partisane
Praxis veut construire un outil de rassemblement au-delà des partis et des querelles d’ego : réunir les citoyens sur des solutions qui font consensus, comme la reconnaissance du vote blanc, la renationalisation des autoroutes ou le casier judiciaire vierge pour les élus, et les faire voter massivement pour peser dans le rapport de force.
Ce principe a deux conséquences : Praxis ne présentera jamais de candidat, et ne peut en soutenir aucun, sous peine d’être associé à un parti et de perdre la confiance de ceux qui n’en partagent pas la ligne. Chacun reste libre de voter et de militer pour qui il veut tout en participant à Praxis : c’est la « diversité des tactiques ». Praxis précise qu’a-partisan ne veut pas dire neutre : tous les candidats ne se valent pas, et le mouvement s’engage.
L’héritage des Gilets jaunes
Le modèle revendiqué est celui des Gilets jaunes. Leur force tenait à leur autonomie : refus des partis et des syndicats, refus des élections, rapport de force direct avec le pouvoir. Ils ont eu le soutien massif de l’opinion et ont fait peur aux classes dirigeantes. Leur faiblesse : des revendications légitimes mais dispersées, sans structure pour les porter, ce qui a permis de les caricaturer. Praxis veut combler cette lacune pour être prêt quand la colère reviendra.
La méthode pour 2027
La plateforme de vote a déjà organisé près d’une dizaine de référendums. Interdire le pantouflage des hauts fonctionnaires : 96 % de oui. Instaurer un référendum révocatoire du président : 98 %. Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’emploi et à l’investissement : 98 %. Ces mesures sont simples, gratuites et applicables ; si les candidats les refusent, c’est, selon Praxis, qu’ils veulent prolonger le système.
À la rentrée, Praxis aura dégagé dix mesures « d’urgence démocratique et de bon sens économique ». Tous les candidats déclarés, Juan Branco et François Asselineau compris, seront invités à un entretien sur la chaîne YouTube de Praxis pour dire s’ils les approuvent et pourquoi. Ce ne sont plus les candidats ni les médias qui fixent les thèmes, mais les citoyens. Pour que les candidats ne puissent pas se dérober, Praxis appelle à voter en masse via son application et à créer des groupes locaux sur le terrain.
Ce résumé rend compte de la thèse défendue par la vidéo ; il ne vaut pas approbation. Praxis assume une ligne engagée : son propos est à confronter à d’autres sources.
Source : S’allier avec Branco et Asselineau ? La réponse de Praxis, praxismedia.fr, consulté le 20 octobre 2026, également publiée sur YouTube.
Sources
- Vidéo
-
Site web
S’allier avec Branco et Asselineau ? La réponse de Praxis (nouvel onglet)
Page de la vidéo sur praxismedia.fr, source de cet article.