Comment sortir la France du désastre en 2017 ?
Conférence de campagne présidentielle, donnée à Grenoble le 22 janvier 2017. Vidéo publiée sur upr.fr le 9 mars 2017 par l’Union populaire républicaine (UPR), le parti fondé en 2007 par François Asselineau, qui fait de la sortie de la France de l’Union européenne — le « Frexit » — le cœur de son programme.
L’essentiel
- Dans cette conférence de près de cinq heures, donnée à Grenoble le 22 janvier 2017, François Asselineau, candidat à la présidentielle, part d’une question : pourquoi les Français n’obtiennent-ils pas ce qu’ils veulent ? Il cite le maintien des services publics, de l’agriculture familiale, des usines, des communes, et la paix avec la Russie.
- Sa réponse : une « tactique du salami » aurait retiré tranche par tranche leur pouvoir aux Français, au fil des traités européens, du traité de Rome au traité de Lisbonne.
- Il lit ensuite les traités article par article et rattache chaque problème à un article : l’agriculture (articles 38 et 39 du TFUE), les services publics (106), les réformes sociales (121, les GOPÉ), les délocalisations (63), la diplomatie et l’OTAN (article 42 du TUE).
- Il dénonce la réforme territoriale et les « eurorégions », qu’il voit comme un projet de dislocation des États-nations.
- Une « autre Europe » serait impossible, puisque modifier les traités exige l’unanimité des 28 États (article 48 du TUE).
- Son programme : la sortie de l’Union (article 50), de l’euro et de l’OTAN (article 13), la démocratie directe, la suppression d’environ 4 200 mandats électifs, des renationalisations et une diplomatie gaullienne.
- Le texte de cet article s’appuie sur une transcription automatique de l’audio de la vidéo, qui n’a pas de sous-titres.
Ce que veulent les Français
François Asselineau justifie la longueur de ses conférences par le respect de ses concitoyens. Comme un médecin, il faut faire un diagnostic approfondi avant de prescrire. En démocratie, le « patron », c’est le peuple : il faut d’abord lui demander ce qu’il veut.
Or, en dix ans de tournées, il dit n’avoir jamais rencontré personne qui souhaite la fermeture de l’école du village, la privatisation de La Poste, la suppression de son département ou la fusion de sa commune. Personne ne veut voir disparaître les acquis sociaux, l’agriculture familiale, passée selon lui de 4 millions d’agriculteurs dans les années 1960 à 400 000 aujourd’hui, ni la pêche artisanale, ni les usines, qui fermeraient au rythme d’une par jour ouvrable. Personne ne veut bombarder les Afghans, les Libyens ou les Syriens, ni faire la guerre à la Russie. Pourquoi alors ces décisions sont-elles prises, par la droite comme par la gauche, contre la volonté d’une majorité écrasante ?
La tactique du salami
François Asselineau remonte aux conférences de Téhéran, Yalta et Potsdam, où les vainqueurs se seraient partagé l’Europe. À l’Est, le dirigeant communiste hongrois Mátyás Rákosi théorisa la « tactique du salami » : éliminer les contre-pouvoirs tranche par tranche. À l’Ouest, les États-Unis auraient procédé de façon plus subtile, non par des coups d’État, mais par des traités présentés comme de « simples transferts de souveraineté ». « Si je vous prends votre portefeuille dans votre sac et que je vous dis que c’est un simple transfert de souveraineté, en fait il s’agit d’un vol. »
Il énumère les tranches :
- le traité de Rome (1957), qui crée le marché commun, ratifié sans référendum sous la IVe République ;
- le traité d’élargissement de 1972, approuvé par référendum, mais sans remise en cause du marché commun ;
- l’Acte unique (1986), signé et ratifié « dans le dos » des Français ;
- le traité de Maastricht (1992), qui donne à la construction une vocation étatique : drapeau, hymne, monnaie, justice, politique étrangère. Il rappelle le discours de Philippe Séguin, qui aurait eu raison « à 98 % ». Il souligne que le « oui » n’a obtenu que 51 % des voix, avec une abstention de plus de 30 %, alors que les partisans du « non » n’avaient eu, selon lui, que 15 % du temps de parole ;
- les traités d’Amsterdam (1997) et de Nice (2001). Le premier transfère la politique migratoire, aujourd’hui régie par les articles 67 et 78 du TFUE. Le second rompt la parité franco-allemande au Parlement européen et prépare l’élargissement à l’Est, voulu selon lui par Washington ;
- la Constitution européenne, rejetée en 2005 par 55 % des Français et 62 % des Néerlandais, puis reprise sous le nom de traité de Lisbonne et ratifiée par le Parlement en 2008, ce qu’il qualifie de « forfaiture ».
Ces traités s’emboîtent comme des poupées russes, et leur numérotation change à chaque fois, si bien que « même les spécialistes s’y perdent ». Il en reste deux : le traité sur l’Union européenne (TUE) et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
François Asselineau prévient une objection. La France est liée au reste du monde par quelque 6 646 traités. Sortir de l’Union et de l’OTAN revient à en dénoncer trois. La Suisse, la Norvège ou l’Islande, hors de l’Union, sont prospères et ouvertes. Le Royaume-Uni, après le vote du Brexit, voit selon lui ses indicateurs s’améliorer et des pays affluer pour lui proposer des accords commerciaux.
L’agriculture : articles 38 et 39
L’article 38 du TFUE étend le marché intérieur à l’agriculture et à la pêche. Les produits circulent librement entre les États, sans droits de douane, sans quotas ni contrôles. François Asselineau en montre les conséquences avec l’exemple des cerises. Leur cueillette, à faire en 48 heures, représente selon lui 75 à 80 % du coût de revient. En France, les saisonniers sont payés au SMIC, soit 9,76 euros brut de l’heure. En Allemagne, il n’y avait selon lui pas de salaire minimum agricole, et l’on paie 4 euros. Les cerises du mont Ventoux arrivent donc plus chères à Rungis que celles du Bade-Wurtemberg, et plus encore face à celles du Portugal, de Grèce ou de Bulgarie.
Quand François Fillon promit en 2011 une aide de 300 millions d’euros à la filière fruits et légumes, la Commission la refusa au nom de la concurrence « libre et non faussée ». Il en conclut que l’Europe tolère la concurrence par le bas sur les salaires, mais pas les aides d’État. Il ne reste alors que deux issues : détruire l’agriculture ou détruire le SMIC. Une troisième serait de sortir.
L’article 39 fixe à la politique agricole commune l’objectif d’accroître la productivité. Un traité n’ayant pas de date de péremption, et il prend l’exemple du traité d’Utrecht de 1713 qui vaut toujours pour Gibraltar, cela imposerait une course sans fin à la productivité. Ce serait le modèle de l’agro-business du Middle West, aux exploitations immenses et aux fermes de milliers de vaches. On aurait pu viser la qualité gustative, l’agriculture biologique ou le maintien des agriculteurs sur le territoire. Même les appellations d’origine, refuge de l’agriculture familiale, attireraient la spéculation : 120 châteaux du Bordelais rachetés par des investisseurs chinois, des domaines bourguignons vendus à des Américains ou à un propriétaire de casino de Macao.
Les services publics : article 106
L’article 106 soumet aux règles de concurrence les « entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ». Si les traités évitent l’expression « service public », c’est que les autres peuples, notamment de culture anglo-saxonne, ne partagent pas la conception française. François Asselineau la fait remonter à Saint Louis, qui rendait la justice sous son chêne en donnant raison aux humbles contre les seigneurs, et qui fonda vers 1245 les « établissements de commun profit » et l’hospice des Quinze-Vingts.
De là viendrait une constante de l’histoire de France : le peuple attend un chef d’État qui défende la justice sociale contre les féodaux. Il y a eu les bons souverains, comme Charles V, Henri IV et le jeune Louis XIV, et les mauvais : Charles VI et le traité de Troyes de 1420, ou Louis XV, qui « travailla pour le roi de Prusse » après Fontenoy. De Gaulle, qui combattait les « féodalités financières » dénoncées par le programme du Conseil national de la Résistance, s’inscrirait dans la première lignée. Les présidents actuels, qui « filent rendre hommage » à Washington et à Berlin, dans la seconde. Derrière l’article 106 se cacherait la volonté de l’oligarchie de s’emparer de services destinés non à dégager du profit, mais à assurer l’égalité. Il cite l’entrée de JP Morgan et de Goldman Sachs sur le marché du gaz en 2011.
Les acquis sociaux : article 121 et les GOPÉ
L’article 121 du TFUE organise les grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ). Les États coordonnent leurs politiques au sein du Conseil, sur recommandation de la Commission, qui a le monopole de la proposition. Ceux qui ne s’y conforment pas peuvent être sanctionnés. François Asselineau répond à la « mélenchonade » de la désobéissance aux traités. Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg n’auraient jamais désobéi quand ils étaient ministres. Surtout, la Cour de justice de l’Union sanctionne : la France a été condamnée pour avoir tardé à transposer la directive sur les OGM. Il ajoute que vouloir imposer la vision française aux autres, ce serait du « nationalisme ».
Il lit la recommandation du Conseil du 18 mai 2016 sur le programme national de réforme de la France, qui couvre la période 2016-2017. Pour lui, cela prouve que la présidentielle et les législatives de 2017 n’y changeront rien. Elle demande :
- de corriger durablement le déficit et d’affecter les recettes exceptionnelles à la dette, ce qui signifie la rigueur ;
- de veiller à ce que l’évolution du salaire minimum soit compatible avec la compétitivité, sous-entendu le geler ou le baisser ;
- de réformer le droit du travail pour inciter à embaucher en CDI, ce qu’il traduit par faciliter le licenciement, comme aux États-Unis. Il raille la proposition des Républicains de « fusionner CDD et CDI » ;
- de rapprocher l’école du marché du travail, au détriment de l’école républicaine qui forme des esprits libres ;
- de réformer l’assurance chômage ;
- d’ouvrir les professions réglementées. Il appelle les notaires, avocats et médecins, souvent favorables à l’Europe, à méditer le poème du pasteur Niemöller ;
- de baisser l’impôt sur les sociétés et d’élargir la TVA, c’est-à-dire de faire payer la retraitée qui achète sa baguette au profit des actionnaires.
Pour François Asselineau, quel que soit l’élu, hors lui, ce programme s’appliquera. François Fillon le présenterait comme le sien, et François Hollande, élu contre « la finance », l’a appliqué une fois au pouvoir. L’élection reviendrait à choisir le commandant de bord d’un avion dont le plan de vol est fixé d’avance.
Les délocalisations : article 63
L’article 63 interdit toute restriction aux mouvements de capitaux, entre États membres et avec les pays tiers. Jusqu’au début des années 1990, rappelle François Asselineau, un contrôle existait. Il prend l’exemple de Peugeot, qui voulait construire une usine en Iran dans les années 1970. Le Trésor vérifiait que le projet était bon pour l’entreprise, pour le pays d’accueil, pour l’influence française et pour l’emploi en France. Comme les voitures étaient destinées au marché local et que l’usine achetait des pièces françaises, il disait oui. Une usine en Slovaquie destinée à réexporter vers la France aurait été refusée. Désormais, plus rien n’empêche les délocalisations. Il montre des cartes tirées du Mystère français d’Hervé Le Bras et Emmanuel Todd, qui comparent l’emploi industriel en 1968 et en 2008.
Qui y gagne ? Ni les ouvriers, ni les cadres, ni les maires. Ce seraient les grandes fortunes, comme Amancio Ortega, patron de Zara, alors homme le plus riche du monde, qui fait fabriquer pour un euro au Bangladesh des vêtements vendus 19,99 euros. Il rappelle l’effondrement du Rana Plaza en 2013 (1 138 morts), qui travaillait pour de grandes enseignes occidentales, et les profits de ces groupes la même année. Le système crée selon lui une société « schizophrène », qui accroît le désir de consommer tout en supprimant les emplois, d’où l’endettement, les anxiolytiques et la criminalité. Il parle d’une « économie négrière » à l’échelle mondiale.
Dans l’autre sens, le Qatar achète des hôtels parisiens et des fonds chinois des terres du Berry. Il imagine une Française qui gagnerait à l’Euro Millions : elle se verrait refuser l’achat d’un hôtel à Doha ou d’une plantation de thé en Chine, interdit aux étrangers. La plupart des pays qui réussissent n’ont pas adopté cette libre circulation. Il rattache à ce refus l’élection de Donald Trump et le Brexit, et cite le rapport d’Oxfam selon lequel huit personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité.
La guerre : article 42 du TUE
L’article 42 du TUE dispose que la politique de défense de l’Union respecte les obligations des États membres de l’OTAN, qui forment 22 des 28 membres. La diplomatie française serait donc soumise à Washington. Il précise que, pour dénoncer le traité de l’Atlantique Nord, il faut s’adresser au gouvernement américain. Selon lui, les États-Unis veulent faire coïncider les périmètres de l’Union et de l’OTAN pour encercler la Russie et contrôler le Moyen-Orient.
Il en donne une illustration concrète. La Crimée, russe depuis 1783 et rattachée à l’Ukraine par Khrouchtchev en 1954, abrite Sébastopol, seul port russe en mer chaude. Le soulèvement de Maïdan, qu’il présente comme fomenté par les États-Unis, aurait visé à faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN, d’où l’intervention russe et le référendum de rattachement, qu’il dit transparent pour s’être rendu en Crimée. Les sanctions européennes ont entraîné un embargo russe sur l’agroalimentaire. Le porc polonais, privé du marché russe, a reflué sur le marché intérieur à 1,10 euro le kilo, et le cours breton s’est effondré, ruinant des éleveurs. « Tout est dans tout » : de l’article 42 à l’article 38, une décision géopolitique lointaine aboutit à la détresse des agriculteurs.
La réforme territoriale et les eurorégions
Le point qu’il juge le plus grave est la réforme territoriale. Il retrace l’histoire. Les provinces d’Ancien Régime, avec leurs poids, mesures, octrois et parlements, ont été remplacées en 1790 par 83 départements et par les communes, héritières des paroisses. Tous les régimes les ont conservés. Les régions auraient été recréées par Pétain en 1941, sous l’influence de Maurras et à la demande des Allemands, puis supprimées à la Libération. Elles sont réapparues avec les lois de décentralisation de 1982 et sont élues depuis 1986, et Maastricht a ajouté un cinquième échelon. Il ironise sur les présidents et vice-présidents de région et leurs « voitures aux tableaux de bord en loupe d’orme ».
La fusion des régions et des communes (loi NOTRe) aurait, selon un rapport de la Cour des comptes, augmenté les coûts, mécontenté tout le monde et été décidée sans consulter les Français. Il relève que la Suède passe de 21 à 6 régions et que Matteo Renzi voulait supprimer les provinces italiennes avant d’être désavoué par référendum. Ce serait la preuve d’une politique concertée, celle des eurorégions. Les grandes régions françaises auraient la taille des États de la côte est américaine, et les regroupements de communes celle des comtés. Il cite des mouvements qui réclament l’indépendance « dans le cadre de l’Union » en Catalogne, en Écosse, en Corse, en Alsace, au Pays basque, où 158 communes se sont regroupées au 1er janvier 2017, et en Catalogne Nord. Il en voit la carte dans un projet d’« Europe des régions ethniques ». Il défend au contraire les 36 000 communes et leurs maires bénévoles, citant l’exemple suisse : « il y a 365 fromages en France, va-t-on n’en garder que 6 comme aux Pays-Bas ? »
Pour lui, le but est un empire euro-atlantique dirigé depuis Washington, avec une langue commune (il cite la loi Fioraso sur l’enseignement en anglais), un marché commun (TAFTA, CETA) et une armée commune, l’OTAN. La France, ancienne puissance coloniale, serait devenue une puissance colonisée. Il cite le mot du général de Gaulle à Alain Peyrefitte : après avoir donné leur indépendance aux colonies, « nous allons devoir prendre la nôtre ». L’UPR se définit donc comme un mouvement de libération nationale, et non comme un parti « souverainiste ».
Le choc des civilisations et la francophonie
Cet empire s’appuierait sur la théorie de Samuel Huntington, le choc des civilisations, qui découpe le monde en blocs religieux et désigne l’islam et la Russie comme adversaires. François Asselineau la juge « superficielle » et dangereuse. Elle mêle des sociétés sans rapport et ignore que l’Espagne est plus proche de l’Argentine que de la Laponie, ou la France de la Tunisie que de l’Estonie. Ce serait une prophétie autoréalisatrice qui entraînerait la France contre ses propres intérêts.
Il oppose une « bonne nouvelle » : le nombre de francophones est passé de 190 à 240 millions entre 2000 et 2015, et pourrait atteindre 600 à 700 millions vers 2060 grâce à l’Afrique. Le seul continent où le français recule serait l’Europe, qui se met au « globish ». Il refuse le « racisme » qu’on lui prête et revendique l’universalisme, en citant les adhérents expatriés de l’UPR présents dans 84 pays.
Pourquoi une « autre Europe » est impossible
Il n’y a pas de peuple européen, pas de dèmos. Des peuples sans solidarité naturelle ne peuvent avoir les mêmes politiques que si des experts les leur dictent, ce qui, selon François Asselineau, définit une dictature. Celle-ci aurait la particularité de s’imposer par la complexité et l’ennui. La démocratie, kratos, suppose que le peuple prenne le pouvoir, et non qu’il s’abstienne.
Tous les partis promettent depuis 1979 de « changer l’Europe » : le PS, le PCF, les Verts, l’UMP, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, le FN, le Front de gauche. Or l’article 48 du TUE exige l’unanimité des 28 gouvernements, puis de 28 ratifications. Supprimer l’article 63 se heurterait aux places financières et aux pays de l’Est, sortir de la tutelle de l’OTAN aux pays qui craignent la Russie. Il calcule par jeu la probabilité d’une « Europe Mélenchon » : avec 15 % de chances par pays, 0,15 à la puissance 28, soit une seconde tous les 37 milliards de milliards d’années. Il estime enfin que les médias opposent le FN et le Front de gauche pour empêcher la réunion des électorats du « non » de 2005.
Le programme de 2017
La « clé de voûte » est la sortie de l’Union par l’article 50, de l’euro et de l’OTAN par l’article 13. François Asselineau présente aussi des mesures inspirées du programme du CNR.
Institutions et démocratie
- un Conseil constitutionnel professionnalisé ;
- un casier judiciaire vierge pour tous les candidats et deux mandats identiques au plus ;
- la suppression de la révision par le Congrès, au profit du seul référendum ;
- le rétablissement des crimes de haute trahison et de complot contre la sûreté de l’État ;
- un référendum d’initiative populaire déclenché par 500 000 signatures ;
- des référendums présidentiels, avec ou sans engagement de la responsabilité du président ;
- la reconnaissance du vote blanc : s’il arrive en tête, l’élection est refaite sans les candidats précédents.
Emploi et économie
- un objectif de 2 millions de chômeurs en moins en cinq ans ;
- une politique agricole visant 600 000 agriculteurs ;
- le rétablissement du contrôle des capitaux ;
- une dépréciation du franc d’environ 10 %, en citant l’étude de Jacques Sapir et l’exemple de la livre après le Brexit.
Territoires
- l’arrêt des fusions de communes sans référendum et la possibilité de défusionner ;
- le retour des dotations d’avant 2014 ;
- l’inscription des communes et des départements dans la Constitution ;
- 500 députés au lieu de 577 et 100 sénateurs au lieu de 348 ;
- la suppression des 74 eurodéputés, des 1 757 conseillers régionaux et de la moitié des conseillers départementaux, soit environ 4 200 mandats en moins.
Services publics
- la renationalisation d’EDF, de GDF, de France Télécom, de La Poste, de la SNCF, des autoroutes, de l’eau, de TF1 et des banques aidées par l’État ;
- un programme qu’il dit « ni collectiviste ni anglo-saxon », mais « français ».
Libertés
- le refus du mandat d’arrêt européen et le secret des correspondances : il convoquerait l’ambassadeur américain pour exiger le démontage des écoutes sur le toit de l’ambassade ;
- la neutralité du net et la fin de l’état d’urgence ;
- la protection des lanceurs d’alerte et l’asile pour Edward Snowden et Julian Assange ;
- la transparence du capital des médias.
École et culture
- le retour aux savoirs fondamentaux ;
- une télévision publique (TF1 et France 2) sans publicité, chargée de la culture générale, avec des soirées consacrées aux cultures du monde.
Diplomatie
- le retrait des troupes des « guerres illégales » ;
- le respect de la Charte de l’ONU ;
- la fin de la « Françafrique » ;
- l’amitié avec la Russie, la Chine, le monde arabe et l’Amérique latine.
Pourquoi lui faire confiance
François Asselineau conclut par des critères qu’il invite à appliquer à tous les candidats.
- L’expérience : cabinets ministériels, voyages officiels avec François Mitterrand, Édouard Balladur et Jacques Chirac.
- Le terrain : dix ans de tournées en France, sans gardes du corps.
- La gestion : l’UPR n’aurait ni dette ni argent public, quand les Républicains afficheraient 55 millions d’euros de dette.
- Le désintéressement : un inspecteur des finances pourrait gagner environ 250 000 euros par mois à la tête d’une grande banque. Il raconte avoir refusé, au soir des régionales de 2015, de soutenir Valérie Pécresse.
- L’indépendance : il ne serait pas un « young leader » de la French-American Foundation et n’aurait jamais été invité à Bilderberg ou à Davos.
Il revendique 15 000 adhérents, appelle à fêter les dix ans du parti le 25 mars 2017, jour du soixantième anniversaire du traité de Rome, et termine sur son « amour » d’un pays « en train d’être détruit ».
Éléments de langage du programme
- « Le vol de la démocratie tranche après tranche : la tactique du salami. »
- Les traités, des contrats « que personne ne vous a fait lire » : articles 38, 39, 63, 106 et 121 du TFUE, article 42 du TUE.
- « Sortir de l’Union, c’est dénoncer trois traités sur 6 646. »
- Les GOPÉ 2016-2017 : le programme de tout président, sauf de celui qui sort.
- Les eurorégions : la France découpée en États fédérés et en comtés.
- « La France, ancienne puissance coloniale, est devenue une puissance colonisée » : l’UPR, mouvement de libération nationale.
- Une « Europe Mélenchon », une seconde tous les 37 milliards de milliards d’années.
Résumé et éléments de langage rapportent les positions de l’UPR telles que le parti les présente ; ils ne valent ni approbation ni vérification. Les thèses avancées, notamment historiques, sont à confronter à d’autres sources.
Source : Comment sortir la France du désastre en 2017 ?, upr.fr, consulté le 20 octobre 2026 ; Le Frexit, Les GOPÉ, pages programme de l’UPR.
Sources
- Vidéo
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Site web
Comment sortir la France du désastre en 2017 ? (nouvel onglet)
Page de la vidéo sur upr.fr, source de cet article.
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Site web
Le Frexit (nouvel onglet)
Page programme de l’UPR, source des éléments de langage.
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Site web
Les GOPÉ (nouvel onglet)
Page programme de l’UPR, source des éléments de langage.