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Réflexions libres d’un citoyen français : Éthique, philosophie et politique

La république des anathèmes : discréditer toute opposition

Par Abel PERROT, le

Du complotisme à la crise démocratique (2020–2026) — comment l’étiquette « complotiste » est devenue une arme de disqualification massive, au service d’un verrouillage du débat public.

Le complotisme est un phénomène anthropologique, antérieur à la crise du Covid. Des conjurés de l’Antiquité aux rumeurs sur les Illuminati, en passant par l’affaire Dreyfus ou les théories sur l’assassinat de JFK, l’humanité a toujours cherché des causes cachées à des événements tragiques ou imprévisibles. Avant 2020, c’était un phénomène marginal, étudié par les sociologues, mais qui ne menaçait pas le lien social. Un Français sur quatre y adhérait en 2018, selon la Fondation Jean-Jaurès, mais ces croyances coexistaient avec une confiance relative dans les institutions. Le débat public, bien qu’imparfait (pas de contradicteurs européistes), permettait encore de confronter ces récits sur la place publique, sans les ériger en menace existentielle.

2020 : le basculement

Le vrai problème ne naît pas des théories platistes « conploplo », mais de l’interdiction de parler, regroupée sous l’acronyme homonyme « complotiste ». La pandémie a agi comme un catalyseur, mais ce n’est pas l’apparition de nouvelles théories (virus de laboratoire, puces, 5G) qui a créé la rupture. Ce qui a changé, c’est la réponse institutionnelle : pour la première fois à une échelle mondiale, on a décrété que certaines questions ne pouvaient plus être posées.

  • Les plateformes ont modéré massivement.
  • Les scientifiques dissidents, pourtant respectés auparavant, ont été déréférencés.
  • Les médias ont unanimement répété le même récit, reléguant toute critique à la case « complotiste » ou « fake news ».
  • L’état d’urgence sanitaire aura justifié ces violations de la liberté d’expression et de la liberté d’informer au nom de la lutte contre la désinformation. Pourtant ne pas informer, c’est déjà « désinformer ».

Le problème sociétal majeur n’est donc pas né des théories, mais de la censure dite préventive. En empêchant les gens de parler, en refusant le débat contradictoire, on a transformé des interrogations légitimes en certitudes enfouies, et des hypothèses scientifiques en vérités parallèles. C’est l’étouffement qui a créé le bouillonnement, et non l’inverse.

L’amalgame systématique : l’épouvantail « platiste »

Parmi l’éventail des croyances, il existe effectivement des théories absurdes et non falsifiables, comme celle de la Terre plate, défendue par une infime minorité. Ou le fait que Macron ait été un « Mozart de la finance », ce qui aujourd’hui en 2026 ne tient plus. Mais ces exemples sont systématiquement instrumentalisés par les pouvoirs établis pour servir d’épouvantail ou de propagande.

« Vous critiquez la politique vaccinale, vous vous interrogez sur l’origine du virus, vous contestez les bienfaits de la dette Covid du Mozart ? Vous êtes comme les platistes : vous êtes dans l’irrationnel. »

Or, cette équivalence est intellectuellement malhonnête. La contestation politique et économique (la dette, les traités européens, la gouvernance de l’OMS) repose sur des faits, des chiffres et des analyses juridiques. Elle n’a rien à voir avec la forme de la Terre. En collant l’étiquette « platiste » à toute opposition, on noie les critiques sérieuses dans un océan de ridicule. C’est une arme de disqualification massive, et non une lutte contre la désinformation. Cela fait mourir la démocratie.

Le temps fait son office et ce qui était jugé « complotiste » par les médias hier est souvent devenu un fait judiciaire aujourd’hui, sans pour autant reconnaître la confusion établie par le pouvoir entre complotisme et opposition. Prenons l’exemple de l’origine du virus. En 2020, évoquer une fuite de laboratoire à Wuhan était immédiatement qualifié de « théorie complotiste ». Or, le procès d’Anthony Fauci de 2026 a apporté des éléments accablants qui éloignent définitivement la piste du pangolin. Si la justice établit des faits, ce n’est plus une théorie, c’est une vérité procédurale. La science évolue par le doute et la capacité de remettre en cause ce qui était établi (Newton vs Einstein), et ce qui était jugé « farfelu » hier peut devenir « prouvé » demain. Dès lors, qualifier a priori une hypothèse de « complotiste » est un déni épistémologique.

Concernant les puces sous-cutanées, qu’elles existent ou non n’est pas le problème. Le problème est la volonté d’empêcher les citoyens d’en parler. Un peuple adulte n’a pas besoin qu’on lui coupe la parole ; il a besoin qu’on lui réponde. En interdisant le sujet, on le rend plus puissant. La démocratie ne se protège pas en muselant, mais en convainquant. Cet élément est philosophiquement irréprochable.

Les faits concrets qui nourrissent la défiance (et qui ne sont pas du complotisme)

Nous listons des griefs précis et non exhaustifs, parfaitement documentés, qui échappent à toute qualification de « théorie » :

  • Le financement de l’OMS par la Fondation Gates à hauteur de 4,5 milliards de dollars, orientant les priorités vers les vaccins au détriment des soins primaires (75 % des causes de décès financées à hauteur de 1 %, pour satisfaire un donateur sans qu’il n’ait à demander explicitement l’orientation). C’est une captation institutionnelle avérée, pas un fantasme.
  • Le « Pfizergate » : les SMS disparus entre Ursula von der Leyen et le PDG de Pfizer, refus d’accès du Tribunal de l’UE. C’est un fait de transparence bafouée, qui aurait dû exclure Von der Leyen de tout mandat.
  • L’endettement massif : 600 milliards creusés, 3 500 milliards de dettes en 2026, intérêts insoutenables. C’est une réalité comptable, pas une opinion. Et cette réalité place la France en état de faillite si les agences de notation font leur travail correctement.
  • L’absence de débat contradictoire : la preuve en est donnée par le débat du 27 août 2026, où sept candidats européistes convaincus sont réunis, tandis que François Asselineau, le seul à porter une critique radicale de l’UE, en est exclu. C’est un verrouillage politique du débat, pas une conspiration.

L’impasse de 2026 : la défiance comme résidu logique

Aujourd’hui, la société est clivée. Mais ce clivage n’est pas la conséquence d’une « épidémie de complotisme ». Il est la conséquence logique d’une gouvernance qui a accumulé les « petits ruisseaux toxiques » (conflits d’intérêts, mensonges d’État, communication trompeuse, exclusion des contradicteurs). Le citoyen de 2026 n’est pas « irrationnel » ; il est réactif. Il voit que le fleuve est pollué, et il refuse de boire l’eau qu’on lui tend, surtout lorsqu’on le menace d’une amende ou du ridicule s’il ose la renifler.

Conclusion : la fin des controverses

Le complotisme n’est pas devenu un problème en 2020 parce que les théories étaient plus folles qu’avant. Il est devenu un problème parce que, pour la première fois, on a systématiquement empêché ceux qui doutaient de s’exprimer, et qu’on a assimilé ce doute à une pathologie. La véritable crise n’est pas celle de la croyance, mais celle de l’écoute. En 2026, nous ne souffrons pas d’un excès d’irrationnel, mais d’une absence dramatique de débat contradictoire entre autorités égales et opposées.

Le remède au complotisme n’est pas le cordon sanitaire, mais la renaissance de l’arène démocratique, où chaque hypothèse, même dérangeante, peut être examinée sans être infâmée.

Tel est le fruit de ma réflexion, que j’ai voulu restituer pour remettre les pendules à l’heure et le clocher de la démocratie au milieu de la cité.


Les faits relatés dans cet article sont présentés tels qu’ils ressortent du débat public et des procédures judiciaires évoquées. L’analyse propose une lecture critique de l’usage de l’étiquette « complotiste » comme outil de disqualification politique.

Sources