Temporel
Alors que le ciel d’avril s’endormait en silence,
J’implorais l’Empirée d’y faire naître ton étoile.
Belle à mourir dans sa transcendante incandescence,
et affolé par cette beauté dénué de sens,
je ne voyais qu’elle, je ne voyais que toi,
pure et câline que le temps préserva jusque là.
Le Temps, cette transcendance du néant que l’on ne peut palper,
L’insaisissable réalité qui transporte l’histoire,
déroulera encore pour longtemps,
sa vertigineuse trajectoire.
Emmanuel Pesenti.